Pour se faire une idée

Quelques extraits de certaines de nos fiches souvenir pour se faire une idée


On m’a donné un rendez-vous. La personne est en retard et ne donne pas de nouvelles. Le temps passe lentement, il est “long”, comme on dit. Étrange manière, d’ailleurs, que de définir le temps par une mesure spatiale. Mais qu’entends-t-on par là ? Que la conscience que nous avons du temps le modifie. Que le fait d’attendre change le temps qui passe. Il ne “passe” plus, il reste. Il s’étire de plus en plus au fur et à mesure de mon attente. Mon présent est tout entier tendu vers le futur, et n’a plus de qualité propre. Il s’alourdit du poids de mon avenir.

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Aliment d’une simplicité désarmante, composé d’un mélange de farine, d’eau et de sel fermenté à l’aide de levure ou de levain, le pain n’en est pas moins un produit d’une richesse exceptionnelle, capable de déployer une palette aromatique d’une complexité inattendue. Aliment de base dans de nombreuses sociétés, il se décline sous une multiplicité de recettes de fabrication mais également de formes qui ont chacune leur histoire et leur profondeur symbolique.

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Légume le plus consommé au monde (avec la pomme de terre, qui est un féculent), la tomate est un produit incontournable dans la gastronomie de nombreux pays, notamment ceux du bassin méditerranéen. Elle peut même être considérée comme l’un des éléments fondateur de la construction de l’identité culinaire de l’Espagne (avec son fameux « pan con tomate », ou son non moins célèbre gaspacho), de l’Italie (de la tomate – mozzarella à la pizza), de la France ou de la Grèce (qui en consomme 72kg par habitant et par an, un record). Son introduction en Europe est pourtant relativement récente. Alors, comment expliquer ce succès, sinon par l’incroyable palette aromatique que recèle la tomate ?

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A priori, la gastronomie semble plutôt s’inscrire du côté de la tradition, du terroir et du patrimoine, c’est-à-dire à l’opposé de la mode, associée au flux des nouveautés, à la volatilité des goûts, à la globalisation des consommations et à l’essor des marques. Pourtant, depuis quelques années, les deux univers se sont progressivement rapprochés, dans leurs dynamiques de fonctionnement, leurs imaginaires associés, comme dans les valeurs qu’ils véhiculent.

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Le mythe de Prométhée guide l’image que l’homme se fait de son rapport à la nature : ses manques constitutifs l’obligent à produire des outils, qui le conduisent à une maîtrise toujours plus grande de son environnement. Mais ce mythe prend un sens bien différent selon qu’on l’interprète avec un point de vue antique (l’art divin doit permettre à l’homme de s’insérer harmonieusement dans le cosmos) ou moderne (avec l’art l’homme devient l’égal des dieux et a pour vocation de dominer la nature). Le retournement moderne, lié à la révolution technico-scientifique du XVIIème siècle, a profondément modifié la relation entre l’homme et la nature, et par là aussi bien la définition de la nature que celle de l’homme.

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Dans de nombreux domaines technologiques, les efforts des industriels portent sur la miniaturisation : on fabrique des instruments qui sont de plus en plus légers et de plus en plus petits, sachant que dans le même temps ils sont de plus en plus rapides, de plus en plus performants et, bien sûr, de moins en moins coûteux. L’électronique est l’un des domaines où cette progression est, à l’évidence, la plus spectaculaire.

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Les montres molles

Le titre énigmatique de ce petit tableau (24 X 33 cm), La Persistance de la Mémoire (New York, MOMA, 1931), nous plonge instantanément dans l’univers surréaliste d’un des plus grands génies mais aussi des plus sulfureux de la peinture du XXème siècle. Plus connu du grand public sous le nom de “Montres Molles”, ce tableau, pour lequel Dali a donné peu d’explications, est devenu une des images les plus mémorables du siècle.

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Ils sont sur les tables des libraires depuis le 19 août, voire avant pour certains. Ils sont tirés à 3 000 ou à 120 000 exemplaires, ils seront en tout 701 à paraître d’ici octobre : ce sont les romans de la rentrée ! Beaucoup seront oubliés, certains seront surexposés, d’autres, plus rares, resteront dans les mémoires. Oublions les chiffres et essayons d’y voir plus clair à travers 4 rubriques tout à fait subjectives.

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C’est à la “Camerata fiorentina”, groupement d’artistes de la fin du XVIe siècle à Florence, que l’on doit la création du premier opéra. On retient cependant l’Orfeo de Monteverdi (Venise, 1607) comme premier opéra réellement marquant de l’histoire de la musique. Les recherches musicales de l’époque se tournent, conformément aux aspirations de la Renaissance, vers la reconstitution des tragédies antiques, où la présence d’un chœur qui psalmodiait et commentait l’action apparaissait comme le summum de l’art grec classique. Or, en l’absence totale de toute trace écrite de la musique qui y était jouée, un nouveau genre est né : l’opéra.

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Le Bauhaus, c’est quoi ?

Au sens premier, le Bauhaus est une école née en Allemagne au lendemain de la Première Guerre mondiale, lors de la naissance de la République de Weimar : à l’instigation d’Henry van de Velde, peintre, architecte et décorateur belge et de Walter Gropius, architecte et designer allemand, l’école des arts décoratifs et l’académie des beaux-arts de Weimar sont réunies en une seule école qui prend pour nom “Bauhaus”.

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