Beaux Arts


Les montres molles

Le titre énigmatique de ce petit tableau (24 X 33 cm), La Persistance de la Mémoire (New York, MOMA, 1931), nous plonge instantanément dans l’univers surréaliste d’un des plus grands génies mais aussi des plus sulfureux de la peinture du XXème siècle. Plus connu du grand public sous le nom de “Montres Molles”, ce tableau, pour lequel Dali a donné peu d’explications, est devenu une des images les plus mémorables du siècle.

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Né en 1928 à Pittsburgh (États-Unis d’Amérique) de parents slovaques, Andrew Warhola fait ses études au Carnegie Institute of Technology où il apprend notamment le dessin. En 1949, son diplôme en poche, il arrive à New York où il commence à dessiner pour plusieurs magazines (Vogue, Harper’s Bazar) et décide de changer son nom en : Andy Warhol. Un artiste est né, qui expose pour la première fois ses œuvres dans une galerie new-yorkaise en 1952. Formé au dessin publicitaire, Warhol s’approprie très tôt une technique qui le rendra célèbre, celle de la sérigraphie, qui permet de réaliser des œuvres en série et de faire de multiples variations de couleur sur un même motif, un portrait par exemple. Plongé dans une ville bouillonnante où les artistes ne cessent d’inventer de nouvelles formes, Andy Warhol se rapproche au début des années 1960 du “Pop Art”, un courant né au milieu des années 1950 à Londres autour de Richard Hamilton : si Andy sera baptisé “Pape du Pop Art”, il ne l’a pourtant pas inventé.

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Pablo Ruiz Picasso est né à Malagaga, en Espagne, le 25 octobre 1881, d’un père peintre et professeur de dessin. La famille déménage ensuite à Barcelone où le jeune garçon commence très tôt à dessiner et à peindre : il y aurait réalisé son premier tableau à l’âge de huit ans, bien avant d’entrer à l’école des Beaux arts de Barcelone (1895) puis de continuer sa formation à Madrid. Picasso arrive à Paris en septembre 1900. Dès juin 1901, il expose à la prestigieuse galerie d’Ambroise Vollard, qui lui ouvre les portes du Paris des peintres et des poètes. En avril 1904, il s’installe à Montmartre, dans une grande bâtisse de bois qui tient du gourbi et que l’on surnomme le “Bateau-Lavoir”, bien avant que Max Jacob, ami du peintre, ne la rebaptise “l’Acropole cubiste”. Il y entame une vie sous le signe de la bohème riche en rencontres et en découvertes : Picasso se passionne pour le cirque comme pour l’œuvre de Gauguin et de Matisse, qu’il ne tarde pas à rencontrer. Il se nourrit aussi de l’histoire de l’art, en parcourant inlassablement les salles du Louvre, comme de ce que l’on appelle alors “l’art nègre”, qu’il découvre au musée du Trocadéro. En 1907, il achève une toile qui sera mythique : Les Demoiselles d’Avignon.

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Duchamp, c’est qui ?

Marcel Duchamp (Blainville 1887 – Neuilly sur Seine 1968), artiste français naturalisé américain, naît à la célébrité sous l’étoile du scandale. En 1913, à l’Armory show (l’exposition internationale d’art moderne), il provoque un véritable séisme au sein du monde de l’art new-yorkais en présentant son Nu descendant un escalier. Ce premier nu “cérébral” de l’histoire de la peinture – puisque sa nudité n’existe que dans le titre – le fait immédiatement connaître en Amérique. Cette image scandaleuse est celle qu’il a gardée aux yeux de la postérité. Car nos esprits, au nom de Duchamp, se figurent aussitôt un urinoir ou encore la Joconde affublée de moustaches et d’une barbiche. Duchamp traversa le cubisme, le futurisme, le mouvement Dada, et le surréalisme, mais jamais il ne s’intégra véritablement à aucun de ces courants. Il est également connu comme l’inventeur des ready-made, objets “tout faits”, choisis pour leur neutralité esthétique : Roue de bicyclette, Porte bouteille, Fontaine (l’urinoir)… Duchamp cultive tout au long de sa vie une réflexion sur la nature de l’art, ouvrant la voie à l’art conceptuel. L’oeuvre qui l’occupa le plus, aujourd’hui conservée au musée de Philadelphie, est la Mariée mise à nu par ses célibataires, même ou Grand verre, réalisée sur panneau de verre.

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Au sens strict, on a l’habitude de distinguer “l’art moderne”, nombreux sont ceux qui en attribuent la paternité à Pablo Picasso avec “Les demoiselles d’Avignon” en 1907, de “l’art contemporain”, qui désigne la création artistique depuis les années 1960. Mais la notion est mouvante : les oeuvres créées il y a plus de quarante ans sont-elles encore “contemporaines” ? Certains parlent “d’art actuel” pour distinguer la création la plus récente, mais ces catégories sont faites pour être chamboulées. Picasso, par exemple, peut être considéré comme un artiste “classique” pour ses oeuvres de jeunesse (période bleue, période rose), “moderne” pour ses peintures cubistes et “contemporain” pour la fin de sa vie (il meurt en 1973). C’est pourquoi la plupart des musées qui présentent l’art des XXe et XXIe siècles s’intitulent musées “d’art moderne et contemporain”. L’art contemporain, c’est l’art d’aujourd’hui, l’art qui parle de notre société, l’art qui se fait sous nos yeux, ou presque.

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La représentation du corps humain est absolument essentielle dans l’art – et en particulier dans la culture occidentale. En se représentant, l’homme affirme sa place dans le monde, et rivalise, en tant que créateur, avec la nature qui l’entoure. Représenter le corps humain fut d’abord, largement, une entreprise de conquête de l’homme sur l’univers qui l’environne. Au fil du temps, les artistes acquièrent une maîtrise technique qui va de pair avec une connaissance de l’anatomie humaine. Aux figures figées de l’art égyptien, destinées, avant tout, à être immédiatement compréhensibles pour le spectateur, et à conserver, sur terre, l’image d’un défunt, succèdent les corps plus déliés et plus naturalistes de l’art grec.

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