Né en 1928 à Pittsburgh (États-Unis d’Amérique) de parents slovaques, Andrew Warhola fait ses études au Carnegie Institute of Technology où il apprend notamment le dessin. En 1949, son diplôme en poche, il arrive à New York où il commence à dessiner pour plusieurs magazines (Vogue, Harper’s Bazar) et décide de changer son nom en : Andy Warhol. Un artiste est né, qui expose pour la première fois ses œuvres dans une galerie new-yorkaise en 1952. Formé au dessin publicitaire, Warhol s’approprie très tôt une technique qui le rendra célèbre, celle de la sérigraphie, qui permet de réaliser des œuvres en série et de faire de multiples variations de couleur sur un même motif, un portrait par exemple. Plongé dans une ville bouillonnante où les artistes ne cessent d’inventer de nouvelles formes, Andy Warhol se rapproche au début des années 1960 du “Pop Art”, un courant né au milieu des années 1950 à Londres autour de Richard Hamilton : si Andy sera baptisé “Pape du Pop Art”, il ne l’a pourtant pas inventé.

Pourquoi le “Pop Art” ? Parce qu’étant à la fois un dessinateur publicitaire adoré à New York et un artiste désirant exposer dans les galeries, Warhol décida de tout mélanger plutôt que de choisir. Au cours de sa vie, il sera aussi réalisateur de films, producteur, acteur, éditeur de revue, écrivain, photographe, mannequin… Pour abriter ce foisonnement, il crée en 1964 la célèbre Factory, un atelier installé dans un loft de la 47e rue, à Manhattan, qui contribuera aussi à sa légende. Tout ce que New York compte de célébrités mondaines ou “underground” y défile et le loft devient une petite usine à rêves où les portraits aux couleurs criardes sont réalisés au rythme du Velvet underground, que Warhol découvre en 1965 et dont il devient le producteur. C’est lui, aussi, qui lancera des jeunes artistes comme Jean-Michel Basquiat ou Keith Harring.

Andy Warhol expose en Europe dès 1964 et sa célébrité ravit autant qu’elle agace. Car la principale œuvre d’Andy Warhol, c’est sans aucun doute lui-même : il invente un personnage à la fois fatigué de tout et enthousiaste, créatif et désabusé, disant tout et son contraire, s’amusant par exemple à authentifier un tableau qu’on lui présente alors qu’il sait parfaitement qu’il n’est pas de lui. Ce goût pour la contradiction devient un art à part entière dans les innombrables entretiens publiés dans la propre revue de Warhol, Interview, où il cultive un art des réponses creuses ou décalées, dénonçant ainsi la vacuité des questions souvent posées par les journalistes. Ce sont les “warholismes”, sortes de nouvelles maximes absurdes ou provocantes dont l’artiste n’était pas avare. “Pensez riche et semblez pauvre”, par exemple, ou encore : “Le travail le plus difficile, après le fait d’être vivant, c’est d’avoir des rapports sexuels… j’ai constaté que c’était trop de travail.”.



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