Développement durable


Pollution, le numérique aussi ?

En passant du papier au numérique, on a cru en toute bonne foi qu’on dématérialiserait et donc qu’on passerait aussi du polluant au non-polluant. Mais c’est hélas une illusion de croire que le numérique est immatériel. Le numérique, c’est en effet avant tout de l’électricité. Et il n’y a rien de plus matériel que l’électricité.  Taper une requête Google produit-il 2 grammes de CO², selon un évaluateur indépendant, ou 0,2 g, selon Google ? Peu importe. Ce qui est sûr, c’est que Google consomme de l’électricité et rejette beaucoup de polluants. Envoyer un email d’un mégaoctet équivaut à utiliser une ampoule de 60 W pendant 25 minutes. Multipliez cela par 2,6 milliards d’êtres humains possesseurs d’une adresse mail. Puis par une moyenne de 20 emails par jour (hors spam, et on ne compte pas non plus les messages Facebook, les sms, etc…) et ajoutez-y des milliards de requêtes Google, Bing, Yahoo… Vous arriverez  au chiffre stupéfiant de l’équivalent de 30 centrales nucléaires tournant à plein régime dédiées uniquement à Internet.  Rien de virtuel donc !

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Un des plus grands experts internationaux de la question climatique et ayant participé au plus haut niveau à la COP 21 a réalisé, pour culture&sens, une intervention sur le thème de L’après COP 21 pour les acteurs de l’immobilier chez Ivanhoé Cambridge. L’objectif de cette intervention était d’apporter aux participants un solide bagage culturel sur les enjeux du développement durable et du changement climatique sur le secteur de l’immobilier.

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La semaine du développement durable se déroulera du 1er au 7 avril. C’est notamment l’occasion pour les entreprises de sensibliser leurs collaborateurs aux principes du développement durable et de les amener à adapter leur comportement en conséquence. Cela est sans aucun doute nécessaire. Ne serait-ce pas également l’occasion de prendre du recul ?

C’est ce que culture&sens vous propose avec une intervention animée par un agrégé de philosophie, Olivier Moulin, sur le thème « L’homme, maître ou esclave de la nature ? ». A travers une déambulation dans l’histoire de la pensée qui nous fera revenir au mythe de Prométhée puis passer par Descartes, vous aurez ainsi la possibilité de prendre un temps de réflexion pour mettre en perspective le rapport de l’homme à la nature. Vous pouvez vous faire une idée du contenu de cette intervention en découvrant notre fiche souvenir.

Le mythe de Prométhée guide l’image que l’homme se fait de son rapport à la nature : ses manques constitutifs l’obligent à produire des outils, qui le conduisent à une maîtrise toujours plus grande de son environnement. Mais ce mythe prend un sens bien différent selon qu’on l’interprète avec un point de vue antique (l’art divin doit permettre à l’homme de s’insérer harmonieusement dans le cosmos) ou moderne (avec l’art l’homme devient l’égal des dieux et a pour vocation de dominer la nature). Le retournement moderne, lié à la révolution technico-scientifique du XVIIème siècle, a profondément modifié la relation entre l’homme et la nature, et par là aussi bien la définition de la nature que celle de l’homme.

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