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	<title>culture&#38;sens</title>
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	<description>La culture dans tous les sens !</description>
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		<title>culture&amp;sens dans &#8220;Entreprises &amp; Carrières&#8221;</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Mar 2012 11:37:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alban</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de presse]]></category>
		<category><![CDATA[culture&sens]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprises & Carrières]]></category>
		<category><![CDATA[Pepsico]]></category>

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		<description><![CDATA[culture&#38;sens est cité dans un article intitulé &#8220;PepsiCo cultive le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>culture&amp;sens est cité dans un article intitulé <strong>&#8220;PepsiCo cultive le bien-être de ses salariés&#8221; </strong>du numéro du 21 février de l&#8217;hebdomadaire des ressources humaines, <a href="http://www.wk-rh.fr/consultation/sommaire.php?acronyme=eca" target="_blank">Entreprises &amp; Carrières</a>. Cet article a été publié dans la rubrique &#8220;Pratiques&#8221;, qui a pour vocation de mettre en avant les bonnes pratiques des entreprises. Il ressort notamment de cet article, reproduit in extenso ci-dessous, que selon la DRH de PepsiCo France, <strong>miser sur les salariés permet de créer une croissance durable</strong>.</p>
<p><span id="more-3586"></span>La filiale française du groupe agroalimentaire PepsiCo facilite les activités artistiques et sportives de ses salariés. Son credo : <strong>plus ils s’épanouissent, plus ils sont performants</strong>. Les visiteurs peuvent s’en étonner : à l’heure du déjeuner, des cris, des rires et des chants fusent souvent des salles de réunion du siège de PepsiCo à Colombes (Hauts-de-Seine). La raison de cette animation ? Les cours de théâtre et de chant organisés sur le lieu de travail, une fois par mois. D’autres activités, plus calmes, le dessin et un atelier d’écriture, sont également proposées gratuitement aux 550 salariés du site. Chaque session réunit en moyenne une dizaine de participants autour <strong>d’un intervenant de culture&amp;sens, spécialiste de ce type de prestations dans les entreprises</strong>.</p>
<p><strong>Aiguiser la créativité des équipes</strong></p>
<p>Les clients de ce prestataire d’activités culturelles poursuivent des objectifs variés : créer du lien, développer un sentiment d’appartenance, aiguiser la curiosité intellectuelle et la créativité des équipes… Pour Delphine Dupuis, DRH de PepsiCo France, il s’agit aussi plus globalement <em><strong>&#8220;d’augmenter le bien-être des collaborateurs en recherchant un équilibre entre impératifs professionnels et vie personnelle&#8221;</strong></em>. Ce programme ne peut être mis en œuvre que si la &#8220;<em>qualité managériale, axe fort de notre politique RH et essence même de la motivation du personnel&#8221;</em>, est au rendez-vous.<br />
Ces actions entrent d’ailleurs en résonance avec le projet du groupe &#8220;Performance with Purpose&#8221; qui vise à &#8220;donner du sens à la performance&#8221;. &#8220;<em>Nos salariés constituent notre principal levier de performance</em>, explique la DRH.<em> <strong>Miser sur eux permet de créer une croissance durable.&#8221;</strong></em> Pour ce faire, le fabricant de snacks et de boissons parie aussi sur la culture, physique cette fois-ci, de son personnel. Grâce à un partenariat avec la ville de Colombes, les salariés ont accès à un terrain de football, à un court de tennis et à un gymnase, plusieurs fois par semaine. Ils bénéficient également d’un tarif préférentiel à la piscine, d’une salle de sport interentreprises et de vélos mis à leur disposition gratuitement. La formule rencontre un franc succès : la moitié des salariés du siège s’adonnent à des activités sportives dans ce cadre.<br />
Et le programme bien-être ne s’arrête pas là : des massages, des séances de régulation cardiaque ou des conseils en nutrition sont aussi proposés aux salariés… La DRH réfléchit à transposer un dispositif de ce genre aux 130 salariés de l’usine de Beauvais, en l’adaptant aux contraintes de production en trois-huit.</p>
<p><strong>Retombées positives sur l’engagement</strong></p>
<p>Plusieurs indicateurs permettent, selon Delphine Dupuis, de mesurer et de prouver le retour sur investissement. À commencer par la croissance : &#8220;<em>PepsiCo France a enregistré en 2011 une augmentation de son chiffre d’affaires de + 10,7 %, alors que le marché des produits de grande consommation n’a progressé que de + 3,1 %, selon Symphony IRI&#8221;</em>, un cabinet de conseil en marketing spécialisé dans les produits de grande consommation.<br />
La DRH en tire ainsi la conviction que &#8220;<em><strong>plus on investit sur les hommes et les femmes, plus l’engagement est fort et meilleures sont les performances économiques. C’est un cercle vertueux.&#8221;<br />
</strong></em>Les retombées positives se font aussi sentir sur le climat interne de l’entreprise : <strong>88 % des salariés déclarent être contents d’y travailler</strong>, selon le baromètre social de l’entreprise.</p>
<p><strong>Attractivité</strong></p>
<p>PepsiCo est classée <strong>première en 2011 au palmarès français Great Place to Work</strong> des entreprises de plus de 500 salariés où il fait bon travailler. De ce fait, l’attractivité de la société va aussi crescendo et le nombre de CV reçus s’envole. &#8220;<em>Ni coup de pub, ni mesure gadget&#8221;</em>, le bien-être des salariés s’inscrit donc, selon la directrice des ressources humaines, dans un vrai projet d’entreprise sur le long terme. Un modèle français que les autres filiales européennes du groupe commencent à adapter à leur culture.</p>
<p><strong><em>Paru dans <a href="http://www.wk-rh.fr/consultation/sommaire.php?acronyme=eca" target="_blank">Entreprise &amp; Carrières</a>: N° 1084 du 21/02/2012<br />
Rubrique : Pratiques<br />
Auteur(s) : JOSÉ GARCIA LOPEZ</em></strong></p>
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		<title>La dégradation du travail a gagné les cadres</title>
		<link>http://www.culture-sens.fr/revue-de-presse/3523/la-degradation-du-travail-a-gagne-les-cadres-2</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 11:37:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alban</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Le Monde]]></category>

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		<description><![CDATA[En collaboration avec Radio France, Le Monde a mené une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En collaboration avec Radio France, Le Monde a mené une vaste enquête sur le thème <em><strong>&#8220;Quel travail voulons-nous ?&#8221;</strong></em>. Les résultats en sont analysés dans un entretien avec la sociologue Dominique Méda, mené par Anne Rodier et publié dans le supplément Economie du journal Le Monde en date du 24 janvier 2012. Vous trouverez ci-dessous ce qui nous a paru en être les éléments clefs.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><span id="more-3523"></span>D&#8217;avril à septembre 2011, Radio France a recueilli les avis de plus de 5 000 auditeurs sur leur rapport au travail. 2 500 personnes ont complété ce questionnaire par un témoignage sur leur expérience professionnelle. Professeure de sociologie à l&#8217;université Paris-Dauphine et chercheuse associée au Centre d&#8217;études de l&#8217;emploi, spécialiste du travail, vous avez participé au traitement des résultats de cette enquête. Quels sont les principaux enseignements que vous tirez ?</span></p>
<p>Pour moi, le principal enseignement, c&#8217;est qu&#8217;un nouveau segment de la population française, dont le rapport au travail était jusqu&#8217;alors plutôt positif, semble à son tour gagné par un <strong>grand malaise</strong> : les cadres, les professions intellectuelles et les professions intermédiaires sont à leur tour touchés par une dégradation de leur travail. Je précise que les personnes qui ont spontanément répondu au questionnaire de Radio France constituent un échantillon particulier. Elles sont beaucoup plus diplômées que la moyenne : alors que les diplômés bac + 2 et plus représentaient 12 % de la population dans le recensement 2008, ils constituent 67 % du panel de Radio France&#8230; Il s&#8217;agit principalement de cadres, de professions intellectuelles et de professions intermédiaires : on trouve des médecins, des cadres, des chefs d&#8217;entreprise, des infirmières, des éducateurs, des enseignants, des ingénieurs, des techniciens&#8230; Beaucoup travaillent dans le secteur public, la santé, l&#8217;éducation, la culture, la recherche, le social, sans pour autant être fonctionnaires. La moitié d&#8217;entre eux ont en effet déjà été au chômage.</p>
<p>Ce préalable est important, car les enquêtes dont nous disposons sur le rapport au travail des Français, qui ont été menées sur des échantillons représentatifs de l&#8217;ensemble de la population, révèlent en général une forte segmentation entre, d&#8217;un côté, les ouvriers et les employés, qui sont nombreux à déclarer que leurs conditions de travail sont difficiles, se plaignent d&#8217;une rémunération et d&#8217;une reconnaissance insuffisantes, peuvent être considérés comme &#8220;en retrait&#8221; vis-à-vis du travail, et en tout cas sont moins satisfaits que les autres, et, de l&#8217;autre côté, des cadres, des chefs d&#8217;entreprise, des indépendants, des professions intellectuelles et intermédiaires, qui se déclaraient jusqu&#8217;alors majoritairement plutôt satisfaits de leur travail. Or, ce sont ces dernières catégories qui révèlent, dans l&#8217;enquête de Radio France, une image du travail très dégradée.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Pourtant, 55 % des personnes ayant répondu au questionnaire de Radio France se disent contentes d&#8217;aller travailler le matin&#8230;</span></p>
<p>C&#8217;est vrai, mais c&#8217;est beaucoup moins que le taux de 80 % que les sondages recueillent en général sur cette question. Et surtout, ce qui doit attirer notre attention, c&#8217;est le fait que <strong>seulement 30 % des personnes qui ont répondu indiquent qu&#8217;au travail les choses vont bien</strong> : 5 % trouvent que &#8220;c&#8217;est formidable&#8221; et 25 % que &#8220;ça va&#8221;. Pendant que près de 70 % disent le contraire : &#8220;Je suis fatigué&#8221; (27 %) ; &#8220;C&#8217;est tellement dur que j&#8217;ai envie de partir&#8221; (13 %). 43 % déclarent vouloir changer d&#8217;emploi. Enfin 30 % ne sont pas contents d&#8217;aller travailler le matin.</p>
<p>Et si les Français déclarent généralement que, dans leur vie, la famille passe avant le travail, il est plus rare qu&#8217;il en aille de même avec le loisir. Or c&#8217;est le cas dans cette enquête : le travail arrive en troisième position après la famille et le loisir, comme s&#8217;il n&#8217;était plus capable de satisfaire les immenses attentes que la population continue de placer en lui.</p>
<p>Car nos enquêtés ne font que confirmer, sur ce point, ce que d&#8217;autres recherches avaient montré : ces attentes, notamment en termes <strong>d&#8217;épanouissement et de réalisation de soi</strong>, sont extrêmement fortes. En témoigne le fait que les trois quarts des répondants aimeraient que leurs enfants aient un métier <strong>&#8220;épanouissant&#8221;</strong> et que les principales qualités du travail idéal citées sont les suivantes : <strong>&#8220;Permettre de continuer à apprendre&#8221;</strong> ; &#8220;Donner l&#8217;impression de réussir quelque chose&#8221; ; &#8220;Etre utile&#8221;. La valeur accordée au travail et les attentes placées en lui en termes individuels (<strong>réalisation de soi</strong>) et collectifs (utilité et lien social) restent bien <strong>solidement ancrées</strong>.</p>
<p>(&#8230;)</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Le rapport au travail a-t-il changé avec la crise ?</span></p>
<p>La crise a naturellement renforcé le très fort attachement au travail des Français, que nous avions expliqué avec Lucie Davoine (<em>Place et sens du travail en Europe : une singularité française ?</em>, Document de travail du Centre d&#8217;études de l&#8217;emploi, 2008) par un double effet : celui du niveau de chômage qui a donné au travail &#8211; et lui donne plus encore depuis 2008 &#8211; la valeur d&#8217;un bien qui se raréfie ; celui d&#8217;un <strong>attachement spécifique des Français au travail</strong>, considéré sans doute plus qu&#8217;ailleurs comme un élément du statut social : mon travail dit qui je suis dans la société.</p>
<p><strong>La crise a exacerbé le décalage entre l&#8217;ampleur des attentes et la reconnaissance effective des salariés dans l&#8217;entreprise</strong>.(&#8230;)</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Quelles sont les pistes d&#8217;amélioration de la vie au travail ? </span></p>
<p>Peut-être parce qu&#8217;on leur a tellement répété ces dernières années que la responsabilité individuelle était essentielle, les enquêtés ne font plus confiance qu&#8217;à eux-mêmes pour assurer leur bien-être au travail (contre 12 % aux syndicats et 4 % aux employeurs). (&#8230;) <strong>Trouver de nouvelles manières d&#8217;articuler temps de travail et qualité du travail apparaît désormais comme la priorité</strong>.</p>
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		<title>Je garde tout, c&#8217;est grave ?</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 18:30:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alban</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pour se faire une idée]]></category>
		<category><![CDATA[culture&sens]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Guillard]]></category>

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		<description><![CDATA[Doudous, cahiers d’enfance, chaussures démodées, moulins à café manuel, magnétoscope, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Doudous, cahiers d’enfance, chaussures démodées, moulins à café manuel, magnétoscope, walkman, dictionnaires des années 90 voire 80&#8230; Pourquoi certains individus ont-ils tendance à “tout” garder autrement dit pourquoi sont-ils amenés de façon récurrente à garder des objets encore utilisables alors qu’ils n’en ont plus l’utilité et qui ne valent pas, à leurs yeux, la peine d’être vendus ?</p>
<p><span id="more-3530"></span>Avant de répondre à cette question, nous allons tout d’abord distinguer la tendance à “tout” garder de concepts proches mais néanmoins différents. La tendance à “tout” garder se distingue de la collection. Même si le comportement de celui qui a tendance à “tout” garder et celui du collectionneur partagent des points communs, notamment celui d’être guidé par la peur du manque, les deux comportements se distinguent notamment par le type d’objets gardés. Le collectionneur rassemble en effet des objets qui appartiennent à une même catégorie (une collection de boîtes d’allumettes par exemple ou de timbres) alors que la tendance à “tout” garder concerne tous types d’objets.</p>
<p>La tendance à “tout” garder se distingue également du syndrome de Diogène (ou syllogomanie), comportement pathologique qui consiste à vraiment tout garder, autrement dit à garder des épluchures de pomme de terre par exemple ou encore un ticket de caisse datant de 10 ans. Ce qui caractérise la pathologie, c’est lorsque les conditions d’hygiène dues à l’accumulation d’objets menacent la santé de l’individu et le conduit bien souvent à vivre de façon recluse (perte du lien social car honte de vivre dans une telle accumulation voire insalubrité).</p>
<p>Plusieurs raisons matérielles et psychologiques peuvent expliquer la tendance à “tout” garder :</p>
<ol>
<li> Des raisons matérielles qui peuvent être liées a) à l’espace de stockage disponible qui encourage ce comportement (c’est l’exemple des individus qui transfèrent les objets dont ils n’ont plus l’utilité dans leur maison secondaire) ; b) au fait de ne pas connaître de solutions pour se débarrasser des objets ; c) aux associations caritatives qui refusent certains objets, les individus se trouvant au dépourvu et ne sachant pas qu’en faire.</li>
<li>Des raisons psychologiques qui tiennent de la difficulté à se séparer de “quelque chose”. Les théories sur les relations aux objets permettent de comprendre cette difficulté. Parmi ces théories, celle sur la possession psychologique (possession qui se distingue parfois de la notion de propriété) enseigne que les objets permettent aux individus de satisfaire trois besoins psychologiques : a) contrôler l’environnement et donc autrui ; b) se définir une identité que ce soit via ce que les objets représentent pour leur possesseur mais encore via le regard qu’autrui porte sur ses possessions (c’est l’objet signe de Baudrillard) et c) se construire un havre de paix, un espace dans lequel l’individu se sent en sécurité, chez lui. </li>
</ol>
<p><a href="http://www.culture-sens.fr/wp-content/uploads/2012/01/Salon.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3533" title="Je garde tout, c'est grave 2" src="http://www.culture-sens.fr/wp-content/uploads/2012/01/Salon-226x170.jpg" alt="" width="226" height="170" /></a>Les raisons récurrentes invoquées pour expliquer le comportement qui consiste à “tout” garder sont :</p>
<ol>
<li>La peur d’en avoir besoin un jour (<em>“ça peut toujours servir”</em>). L’objet rassure et permet de ne pas manquer. L’objet permet donc de nourrir un besoin de contrôler le futur. Le trait de personnalité qui détermine cette dimension est l’anxiété, peur sans objet. La crainte d’avoir besoin des objets s’explique néanmoins parfois par le vécu de certains individus qui ont été marqués par des évènements traumatisants, une guerre, une famine, un événement politique, ce qui les conduit à “tout” garder “au cas où”.</li>
<li>Le souvenir (<em>“ça me rappelle tellement de choses”</em>). Les objets cristallisent des moments, des personnes, des rencontres&#8230; Les individus déposent donc dans l’objet une part d’eux mêmes, de leur histoire. S’en séparer reviendrait à perdre une partie d’eux mêmes, de leur identité voire de briser un lien affectif si l’objet représente autrui (un cadeau par exemple). Le trait de personnalité sous jacent à cette dimension est la nostalgie ou tendance à revivre un passé idéalisé.</li>
<li>L’argent que les objets représentent (<em>“s’en débarrasser, ce serait jeter de l’argent par les fenêtres”</em>). Quelle que soit la valeur personnelle accordée, certains individus gardent des objets pour leur valeur économique, que ce soit leur prix d’acquisition ou le prix lié à la spéculation, autrement dit au prix qu’ils croient pouvoir en retirer un jour. Rétention d’objets et d’argent (ou encore radinerie) se recoupent souvent puisque les deux déclenchent le mécanisme psychologique de la rétention.</li>
<li>Autrui, lorsque les individus gardent des objets dans l’espoir de trouver quelqu’un qui en aura l’utilité (<em>“je vais bien trouver quelqu’un qui les voudra un jour”</em>). Le trait de personnalité sous jacent de cette dimension est l’altruisme autrement dit une disposition bienveillante à l’égard des autres.</li>
</ol>
<p>La tendance à “tout” garder est un déterminant personnel : certaines personnes gardent “tout” alors que d’autres s’en débarrassent. Les travaux du psychanalyste Balint confirment cette dichotomie. Pour la comprendre, cet auteur met en perspective deux types de personnalité au regard de leur lien avec la sécurité primaire (la relation à la mère) : l’ocnophile et le philobate. Si le premier s’accroche aux possessions et se sent en sécurité uniquement en contact avec les objets, le second est davantage “securisé” et pense qu’il trouvera toujours une solution pour s’en sortir. Toutefois, les individus ne peuvent pas être systématiquement identifiés de façon claire et certaine à l’une ou l’autre des personnalités.</p>
<p>L’étude d’un tel comportement est intéressante aujourd’hui dans la mesure où les générations de la société de consommation, celles qui ont fondé leur identité sur l’acquisition et la possession d’objets, sont confrontées au problème de savoir qu’en faire. La gestion des objets d’occasion ou de seconde main pose en effet, si ce n’est problème, du moins questions : comment gérer ces objets afin qu’ils ne viennent pas grossir le volume des déchets ? Que faire de tous les objets accumulés au cours d’une vie ? Des organisations ont vu le jour ces dernières années afin d’offrir des solutions aux problèmes que génère la tendance de certains individus à “tout” garder : les home organiser, les brocantes ou vides greniers, sites de ventes (e-bay par exemple), sites de don (recupe.net par exemple), la vente d’espaces de stockage (Shurgard par exemple).</p>
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		<title>Lancement du e-learning culturel chez Bouygues Telecom</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Jan 2012 17:23:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alban</dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Bouygues Telecom]]></category>

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		<description><![CDATA[Après la mise en ligne réussie d&#8217;un module pilote à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après la mise en ligne réussie d&#8217;un module pilote à la mi-janvier 2012, Bouygues Telecom nous a commandé <strong>10 nouveaux modules</strong> sur des thématiques très variées : musique, société, psychologie, beaux-arts, gastronomie, sciences et philosophie. Il est prévu de livrer <strong>un module par mois</strong> (à l&#8217;exclusion du mois d&#8217;août) tout au long de l&#8217;année. culture&amp;sens apporte le contenu culturel et nous avons pour partenaire, en ce qui concerne le savoir-faire technique, la société <a href="http://smartcanal.com/" target="_blank">SmartCanal</a> spécialisée dans le e-learning.<br />
<span id="more-3527"></span>Dés la fin de l&#8217;année 2011, Bouygues Telecom nous avait demandé de produire un module pilote de <strong>e-learning culturel</strong> pour son &#8220;Espace Ressources&#8221;. Cet espace virtuel, accessible sur l&#8217;intranet de la société par l&#8217;ensemble des salariés, est dédié exclusivement à leur <strong>épanouissement</strong> via des contenus divers : culture générale (ex : nos modules bien sûr), développement personnel (ex : langues étrangères) ou encore apprentissages non professionnels (ex : photo). Pour ce pilote, le client a retenu un sujet d&#8217;architecture intérieure : <em><strong>&#8220;Comment optimiser mon appartement ?&#8221;</strong></em>. Nous nous réjouissons de cette première concrétisation d&#8217;un axe de développement de culture&amp;sens que nous avions en tête depuis quelques temps. Pour en savoir plus sur cette offre, <a href="http://www.culture-sens.fr/culture-sens-pourquoi/le-e-learning">cliquez ici</a>.</p>
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		<title>Adecco, pour lancer 2012</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 10:11:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alban</dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Adecco]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous avons débuté l&#8217;année 2012 par une collaboration avec un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous avons débuté l&#8217;année 2012 par une collaboration avec un nouveau client : <strong>Adecco</strong>. Tout s&#8217;est déroulé très rapidement. Le 3 janvier, nous sommes sollicités par le directeur de la responsabilité sociale et environnementale en France ; son souhait : pouvoir proposer <strong>une parenthèse &#8220;intelligente et pertinente&#8221;</strong> lors de la journée de travail de son équipe de 9 personnes le 5 janvier.<br />
<span id="more-3512"></span>Le thème principal de ce séminaire étant <strong>le changement</strong> et les appréhensions qu&#8217;il peut générer, nous avons proposé une intervention sur le thème <em><a href="http://www.culture-sens.fr/pour-se-faire-une-idee/1482/qui-a-peur-de-lart-contemporain">&#8220;Qui a peur de l&#8217;art contemporain ?&#8221;</a></em>. Le directeur RSE d&#8217;Adecco a ainsi pu <strong>relier cette conférence au contenu de sa journée de travail</strong> à travers l&#8217;incompréhension souvent manifestée par le public vis à vis de l&#8217;art contemporain, incompréhension généralement due à une certaine peur de la nouveauté. La qualité de cette intervention a été <strong>particulièrement appréciée</strong> par notre client tout comme notre capacité à répondre dans un délai très court. Nous en sommes ravis et nous nous réjouissons d&#8217;avoir ainsi pu mettre à nouveau en évidence le fait que <strong>la culture est un outil d&#8217;une grande efficacité pour une entreprise</strong>, y compris d&#8217;un point de vue purement opérationnel. Cela &#8220;colle&#8221; d&#8217;ailleurs parfaitement avec la signature d&#8217;Adecco : <strong><em>&#8220;better work, better life&#8221;</em></strong>.</p>
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		<title>Les troubles mentaux augmentent et coûtent chers aux entreprises</title>
		<link>http://www.culture-sens.fr/revue-de-presse/3517/les-troubles-mentaux-augmentent-et-coutent-chers-aux-entreprises</link>
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		<pubDate>Tue, 03 Jan 2012 08:27:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alban</dc:creator>
				<category><![CDATA[Revue de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Le Monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans Le Monde, en date du dimanche 18/lundi 19 décembre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans Le Monde, en date du dimanche 18/lundi 19 décembre 2011, est paru cet excellent article de Rémi Barroux. Il y est mis en évidence le fait qu&#8217;<strong>une étude de l&#8217;OCDE</strong> s&#8217;inquiète du coût économique de ces nouvelles maladies liées à la précarisation du travail.<br />
Sur fond de crise économique, de mondialisation et de nouvelles organisations du travail, <strong>la santé mentale des travailleurs se dégrade</strong>. Tel est le constat de l&#8217;Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pointé dans une étude publiée le mercredi 14 décembre, <em>&#8220;Mal être au travail ? Mythes et réalités sur la santé mentale au travail&#8221;</em>.<br />
<span id="more-3517"></span>Selon l&#8217;organisation, qui regroupe 34 pays parmi les économies les plus avancées, mais aussi quelques émergents comme le Chili, la Turquie ou le Mexique, <em>&#8220;la précarisation croissante des emplois et l&#8217;augmentation actuelle des pressions au travail pourraient entraîner une aggravation des problèmes de santé mentale dans les années à venir&#8221;</em>. Et l&#8217;OCDE n&#8217;hésite pas à qualifier la santé mentale de <strong><em>&#8220;nouveau défi prioritaire pour le marché du travail&#8221;</em></strong>.<br />
Par <em>&#8220;mauvaise santé mentale&#8221;</em>, l&#8217;OCDE entend les dépressions graves, les toxicomanies sévères (alcool, drogue), les troubles maniaco-dépressifs&#8230; tous ces maux étant établis par un diagnostic médical.<br />
La mauvaise santé mentale des salariés, et celle des demandeurs d&#8217;emploi, encore plus vulnérables, intéresse l&#8217;OCDE, parce qu&#8217;<strong>elle coûte cher</strong>. <em>&#8220;Selon une estimation prudente de l&#8217;Organisation internationale du travail,</em> écrivent les auteurs du rapport, <em>les coûts d&#8217;une mauvaise santé mentale pour les individus concernés, les employeurs et la société représentent <strong>3 à 4 % du produit intérieur brut dans l&#8217;Union européenne</strong>.&#8221;</em> Les taux de chômage élevés, la <em>&#8220;forte incidence de l&#8217;absentéisme pour maladie et d&#8217;une moindre productivité du travail&#8221;</em> expliquent les coûts de ce fléau grandissant.<br />
Car la plupart des personnes souffrant de troubles mentaux travaillent. Leur taux d&#8217;emploi oscille, selon les pays, entre 60 % et 70 %, soit une quinzaine de points de moins que les personnes en bonne santé. <em>&#8220;Ces salariés sont plus souvent malades, plus longtemps, et, surtout, quand ils sont au travail, ils ne font rien, ce qu&#8217;on appelle &#8220;présentéisme&#8221;"</em>, explique Miranda Veerle, économiste et responsable du rapport.<br />
La crise économique et ses conséquences apparaissent comme l&#8217;une des explications majeures de la détérioration de la santé mentale des salariés. Ainsi, établit l&#8217;étude, <em>&#8220;la perte de l&#8217;emploi aggrave la détresse psychologique plus que n&#8217;importe quel autre événement de la vie, comme un accident ou la perte d&#8217;un conjoint&#8221;</em>.<br />
Mais le chômage n&#8217;est pas seul en cause. <em><strong>&#8220;Les récessions peuvent en effet s&#8217;avérer très stressantes pour les salariés qui conservent leur emploi.&#8221;</strong></em> Le risque de perte d&#8217;emploi a augmenté pour tous les travailleurs. Cette <em>&#8220;insécurité&#8221;</em> est passée de 14 % en 2005 à 17 % en 2010, et de 21 % à 40 % chez les travailleurs temporaires, qui sont <em>&#8220;plus nombreux à souffrir de troubles mentaux&#8221;</em>.<br />
L&#8217;évolution même des modèles économiques joue un rôle important. Ainsi, les demandes de pensions d&#8217;invalidité, autrefois liées aux accidents dans l&#8217;industrie, sont de plus en plus dues aux maladies mentales. En compilant des études menées dans quelques pays et des comparatifs internationaux comme l&#8217;enquête sur la santé, le vieillissement et la retraite en Europe (Share) ou encore l&#8217;Eurobaromètre, l&#8217;OCDE estime qu&#8217;<strong>une demande de pension d&#8217;invalidité sur trois</strong>, et dans certains pays une sur deux, est motivée par des problèmes mentaux, un chiffre en augmentation depuis le milieu des années 1990.<br />
Pour Miranda Veerle, <em>&#8220;l&#8217;évolution vers une économie de services complique la donne : le contact avec les gens fragilise les personnes plus faibles mentalement qui résistent moins bien à la pression&#8221;</em>. Résultat, la <strong>tension au travail</strong> a fortement augmenté dans presque tous les pays de l&#8217;OCDE. Au Royaume-Uni, elle concernait 40 % des salariés en 2010, contre 25 % en moyenne sur la période 1995-2005. <strong>En France, 30 % contre 20 % sur les mêmes périodes de référence</strong>, et en Espagne, 41 % contre 29 %. Les salariés les moins qualifiés sont les plus exposés. L&#8217;accroissement des troubles mentaux s&#8217;explique aussi en partie parce qu&#8217;ils sont plus nombreux à être détectés et divulgués, <em>&#8220;grâce au recul progressif des préjugés et de la discrimination&#8221;</em>, tempère l&#8217;OCDE.<br />
Mais celle-ci ne s&#8217;en tient pas au seul constat et met en avant quelques exemples vertueux, car la <strong>responsabilisation des entreprises dans le suivi des salariés atteints de troubles mentaux a une incidence réelle</strong>. <em>&#8220;Aux Pays-Bas,</em> indique Miranda Veerle, <em>l&#8217;employeur reste responsable de ses salariés, même s&#8217;ils sont en arrêt, pendant deux ans, ce qui facilite la réinsertion et limite les conséquences désastreuses d&#8217;un licenciement sur la santé mentale.&#8221; </em>En Grande-Bretagne, la compagnie Bristish Telecom fait de l&#8217;état mental et du <strong>bien-être des salariés un élément de l&#8217;évaluation de ses managers</strong>. Mais ces initiatives sont encore trop rares. Jeudi 15 décembre, le Parlement européen a adopté un rapport visant à renforcer la sécurité et la santé au travail. Karima Delli, rapporteure et députée européenne Europe Ecologie-Les Verts, a insisté sur la nécessité pour tous les Etats membres de mettre en oeuvre l&#8217;accord-cadre de 2004 sur le stress au travail. <em>&#8220;Le stress au travail est reconnu comme un obstacle majeur à la productivité&#8221;</em>, a-t-elle expliqué.</p>
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		<title>Comment s&#8217;y retrouver dans tous les romans de la rentrée 2011 ?</title>
		<link>http://www.culture-sens.fr/pour-se-faire-une-idee/3382/comment-sy-retrouver-dans-tous-les-romans-de-la-rentree-2011</link>
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		<pubDate>Fri, 02 Dec 2011 20:44:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alban</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pour se faire une idée]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Norbert Czarny]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis le 18 août, vous avez trouvé beaucoup de « [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le 18 août, vous avez trouvé beaucoup de « nouveaux livres » sur les tables des libraires. Certains bénéficient de gros tirages, d’autres sont des promesses ou des bouteilles jetées à la mer. 654 dont 435 romans français sont parus jusqu’à fin octobre ; beaucoup seront oubliés, certains seront surexposés. Oublions les chiffres, sortons des sentiers battus et « coupons » le raffut médiatique, pour porter un coup de projecteur, de façon subjective et passionnée, sur des auteurs qui comptent et d&#8217;autres, qui pourraient compter.</p>
<p><span id="more-3382"></span><strong><span style="text-decoration: underline;">Les gros coups de cœur</span></strong><br />
<strong><em>Kampuchéa</em></strong> (Patrick Deville, Le Seuil). L’histoire du Cambodge, depuis le milieu du XIXème siècle, est une histoire française. De Mahot qui découvre les temples d’Angkor en poursuivant un papillon, aux épurateurs Khmers rouges, Patrick Deville déroule l’histoire foisonnante du pays. Le mot roman, en couverture, peut étonner. Nul personnage de fiction dans ces pages, pas d’intrigue au sens où on l’entend. Mais la folie sanglante des uns, les rêves des autres suffi sent à donner son épaisseur à cette histoire passionnante.<br />
<strong><em>Le système Victoria</em></strong> (Eric Reinhardt, Stock).David, le narrateur, a trouvé refuge dans une auberge de la Creuse, après la mort de Victoria, sa maîtresse. Il se rappelle la passion qui les a unis, qui les a conduits à franchir toutes les limites. Victoria, DRH dans une entreprise mondialisée, et lui maître d’œuvre bâtissant une tour gigantesque à la Défense s’affrontent autant qu’ils s’aiment. Notre monde contemporain, sa démesure, sa complexité dans un roman qu’on pourrait qualifier de balzacien. Au meilleur sens de l’adjectif trop souvent galvaudé.<br />
<strong><em>Les Découvertes</em></strong> (Eric Laurrent, Minuit). Comment le goût de la beauté vient à un garçon. Le dernier roman d’Eric Laurrent décrit un parcours qui conduit un jeune garçon à l’écriture, à travers quelques visions ou moments d’une initiation aux femmes et à leurs appâts. Le narrateur évoque les rencontres et images qui l’ont amené à la beauté. Un tableau célèbre, une double page centrale dans un magazine de charme, un spectacle forain dans une bourgade de province transforment le jeune garçon en un jeune homme raffiné. C’est toujours drôle (comme du Laurrent) et intelligent.<br />
<strong><em>Pièce rapportée</em></strong> (Hélène Lenoir, Minuit). Claire est victime d’un accident de la circulation. Tout explose alors : le passé ressurgit, les liens familiaux sont mis à nu, la présence et surtout l’absence de certains membres de cette famille, Nathalie, la sœur suicidée, Pierre, le patriarche aimé et craint, Claas, le “cousin” apparemment si lointain prennent tout à coup un relief insoupçonné. Elvire, la narratrice comprend qu’elle n’a jamais été qu’une “pièce rapportée”.<br />
<em><strong>Le ravissement de Britney Spears</strong></em> (Jean Rolin, POL). Des terroristes auraient décidé d’enlever l’ex star people. On a chargé le narrateur d’assurer sa sécurité à Los Angeles. Mais on comprend dès les premières lignes du roman que la mission a échoué : difficile de suivre une vedette en moyens de transport. Faux roman policier, Le ravissement de Britney Spears est un vrai livre sur Los Angeles, portrait d’une ville immense et complexe. Un vrai texte de Rolin, explorateur des marges, observateur toujours aux aguets, attentif aux détails qui disparaissent.<br />
<strong><em>Rouler</em></strong> (Christian Oster, L’Olivier). Jean prend la route. On ne saura jamais pourquoi. L’essentiel est d’être en chemin, de traverser les paysages, de retarder le moment d’arriver à Marseille, but sans cesse repoussé. Des rencontres, bien sûr, des équivoques sur les mots, des doutes mais aussi l’élan d’un homme qui veut changer. C’est un roman différent des précédents, et dans la continuité : le détail y prend un relief tel que notre perception du monde en est encore bouleversée.<br />
<strong><em>Limonov</em></strong> (Emmanuel Carrère, POL). Limonov est un personnage romanesque. La biographie d’Emmanuel Carrère met en relief les ambiguïtés et les contradictions de cet écrivain né en Union soviétique sous Staline, aujourd’hui opposant au régime apparemment démocratique. Limonov a tout connu, comme son pays : exilé misérable puis serviteur d’un milliardaire à New York, bohème chic à Paris, militant pro-serbe en ex-Yougoslavie, prisonnier politique sous Poutine.<br />
<strong><em><a href="http://www.culture-sens.fr/wp-content/uploads/2011/12/Hendrix.jpg"><img class="size-medium wp-image-3383 alignleft" title="Hendrix" src="http://www.culture-sens.fr/wp-content/uploads/2011/12/Hendrix-226x170.jpg" alt="" width="226" height="170" /></a>Hymne</em></strong> (Lydie Salvayre, Le Seuil). Jimi Hendrix a joué l’hymne américain à Woodstock en 69. L’exécution (à tous les sens du mot) de cet air presque sacré sert de prétexte à une multiple exploration. Portrait de l’Amérique de ces années Viet Nam, le texte de Lydie Salvayre est aussi la biographie admirative d’un musicien légendaire, artiste de la dissonance et l’autoportrait en creux d’une romancière qui aime l’exagération quand elle est synonyme de générosité, valeur devenue rare.<br />
<strong></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Cela mérite le détour</span></strong><br />
<strong><em>Mont-Blanc</em></strong> (Fabio Viscogliosi, Stock). Les parents de l’auteur-narrateur ont péri dans l’incendie du tunnel du Mont-Blanc. Le récit tourne autour de ce sommet et du fait d’un hasard, pas tout à fait incontrôlé, on voit comment les coïncidences, les rapprochements de faits ou de mots, les événements peuvent éclairer le mystère de cette mort brutale. C’est à la fois désinvolte et grave, léger et profond.<br />
<strong><em>Pas d’inquiétude</em></strong> (Brigitte Giraud, Stock). Cela se passe dans la province française, le narrateur travaille dans une imprimerie, et son épouse, courageuse et ambitieuse, a su progresser dans son entreprise. Ils ont fait construire au bord d’un cours d’eau la maison dont ils rêvaient. Mais voilà, tout change quand se déclare la maladie de leur fils. Ces gens “normaux” vont devoir tout réapprendre. Pas de pathos, pas de larmoiements, les faits et leur terrible ambiguïté dans ce roman tendu, serré.<br />
<strong><em>L’Art français de la guerre</em></strong> (Alexis Jenni, Gallimard). Victorien Salagnon était adolescent en 1943 à Lyon. Trop jeune pour faire cette guerre-là, il en fera d’autres, en Indochine ou en Algérie. Le narrateur a lui, vu la guerre d’Irak à la télévision. Roman, épopée, mémoires, réflexion sur la France, ce gros premier roman est à peu près tout cela. Impressionnant à tous égards.<br />
<strong><em>Clèves</em></strong> (Marie Darrieussecq, POL). Une adolescente, au milieu des années 80, à Clèves, petite ville qu’on situerait dans le pays basque. Elle se prénomme Solange et la sexualité occupe une place importante dans sa vie. Elle découvre, elle apprend, elle expérimente. Elle en discute avec les copines sur la musique de Bowie et de Jackson. Son histoire se compose de courts fragments, autant d’éclats, ou d’éclairs. On sera partagé mais ce roman est composé et ne peut pas laisser indifférent.<br />
<strong><em>Rom@</em></strong> (Stéphane Audeguy, Gallimard). Une ville éternelle prend la parole. Elle est riche d’un passé glorieux, et a connu la décadence. Aujourd’hui, au moment où le narrateur l’évoque, elle est le cadre d’un jeu vidéo autour duquel s’affrontent des joueurs venus de partout. Parmi eux, Nano, miséreux et désireux d’arriver, venu d’Inde, passé par le palais d’un émir qui l’a richement doté, métamorphosé. Son périple dans la ville et dans la vie sert de fi l conducteur à ce roman à l’écriture très travaillée. Audeguy aime la métaphore, la couleur, la démesure, l’excès. On a parfois le sentiment qu’il s’égare, mais on apprécie l’ambition.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<title>Une saison à Paris</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Dec 2011 19:51:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alban</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fragments de culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cirque]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[culture&#38;sens salue la naissance d&#8217;un nouveau partenariat avec Une saison [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>culture&amp;sens salue la naissance d&#8217;un nouveau partenariat avec <strong><a href="http://www.unesaisonaparis.com/" target="_blank">Une saison à Paris</a></strong>, qui est une sélection restreinte et subjective, hétéroclite et sensible de la <strong>vie culturelle parisienne</strong>. Surtout, l&#8217;intérêt de ce site est <strong>d&#8217;anticiper</strong> vos sorties et réserver à temps des spectacles dont les médias ne vous parleront qu’une fois les salles pleines. Une saison à Paris peut également construire des saisons culturelles dédiées notamment aux entreprises (sélection de spectacles et réservation de places). Nous sommes donc en mesure de vous <strong>proposer conjointement</strong> des activités culturelles au sein et hors de votre entreprise. Pour vous faire une idée, voilà une sélection de deux spectacles qui ont retenu l&#8217;attention d&#8217;Une saison à Paris :<br />
<span id="more-3397"></span><em><strong><a href="http://www.unesaisonaparis.com/portfolio/diplomatie/" target="_blank">Diplomatie</a></strong>, Théâtre de la Madeleine, jusqu&#8217;au 31 décembre.</em> Cyril Gély, dans <em>Diplomatie</em> imagine l’âpre négociation, au petit matin du 25 août 1944, entre deux hommes et par quels moyens Nordling, consul général de Suède à Paris (André Dussolier) l’aurait emporté sur le général allemand Dietrich von Choltitz (Niels Arestrup).<br />
<em><strong><a href="http://www.unesaisonaparis.com/portfolio/cirque-eloize/" target="_blank">Cirque Eloize</a></strong>, Théâtre National de Chaillot, du 24 décembre au 20 janvier.</em> A partir de 5 ans. Cette troupe québecoise enchaîne les tableaux urbains au pouvoir visuel particulièrement puissant : VTT Trial, trampoline, contorsions, jongleries, break dance&#8230;</p>
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		<title>C&#8217;est reparti pour un an de plus chez Natixis Asset Management &#8211; Bis</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Nov 2011 12:54:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alban</dc:creator>
				<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Natixis Asset Management]]></category>

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		<description><![CDATA[Nos conférences mensuelles se poursuivront tout au long de l&#8217;année [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nos conférences mensuelles se poursuivront tout au long de l&#8217;année 2012 chez Natixis Asset Management pour une <strong>troisième</strong> année consécutive. Nos rendez-vous s&#8217;appellent les <strong>&#8220;Culturellement NAM&#8221;</strong> et se déroulent de 12h15 à 13h15. Nous allons débuter ce nouveau cycle par &#8220;Pourquoi Florence est-elle la capitale de la Renaissance ?&#8221;. A noter que nous avons développé en 2011 un <strong>nouveau sujet, à la demande</strong> de ce client (&#8220;Qu&#8217;est-ce que la biodiversité ?&#8221;), demande qui émanait du groupe de travail interne sur le développement durable. Cette conférence a été <strong>particulièrement appréciée</strong>, ce qui illustre notre <strong>capacité à répondre à des demandes spécifiques</strong>.</p>
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		<title>L’épanouissement, un bienfait pour la productivité en entreprise ?</title>
		<link>http://www.culture-sens.fr/revue-de-presse/3331/lepanouissement-un-bienfait-pour-la-productivite-en-entreprise</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Nov 2011 18:20:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alban</dc:creator>
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		<category><![CDATA[culture&sens]]></category>
		<category><![CDATA[Great Place To Work]]></category>
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		<category><![CDATA[TF1]]></category>

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		<description><![CDATA[Oui, à en croire Vincent Prolongeau, DG de Pepsico France, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Oui</strong>, à en croire Vincent Prolongeau, DG de Pepsico France, dans un reportage du <strong>20h de TF1</strong>, diffusé le dimanche 13 novembre, et qui s&#8217;interroge sur le lien entre la <strong>qualité de vie au travail</strong> (et donc la politique RH) et <strong>la productivité</strong>. Le sujet s&#8217;ouvre d&#8217;ailleurs sur <strong>l&#8217;atelier de dessin</strong> que nous organisons une fois par mois chez Pepsico France, entreprise pour laquelle nous organisons des conférences, des ateliers et des formations et régulièrement classée aux premières places en France par Great Place to Work (encore n°1 du dernier palmarès). La phrase-clef de Vincent Prolongeau : <em>&#8220;Si la personne sent qu&#8217;elle peut vivre dans toutes les dimensions de son être et bien nécessairement la performance économique s&#8217;en ressent.&#8221; </em></p>
<p><strong><p><a href="http://www.culture-sens.fr/revue-de-presse/3331/lepanouissement-un-bienfait-pour-la-productivite-en-entreprise"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p> </strong></p>
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